d’alcool à faible risque : « 2 . 3 . 4 . 5 . 0 ».
Éduc’alcool énonce les niveaux de consommation
d’alcool à faible risque : « 2 . 3 . 4 . 5 . 0 ».

« 2 . 3 . 4 . 5 . 0 » : c’est par ces cinq chiffres que se résument les recommandations d’Éduc’alcool aux personnes intéressées à connaître les règles à suivre en matière de consommation personnelle d’alcool à faible risque. C’est une première au Québec.
En publiant sa cinquième monographie dans la collection Alcool et santé, consacrée aux niveaux de consommation d’alcool à faible risque, Éduc’alcool comble à la fois un vide et un besoin.
En effet, les Québécois peuvent consulter diverses directives dans différentes publications et auprès d’associations notamment à vocation médicale. Cependant il n’y avait pas encore, chez nous, de normes établies et largement diffusées. C’est désormais chose faite. Le vide est comblé.
Quant au besoin, il est manifeste. Les Québécois ont soif de savoir. Selon un sondage CROP fait en 2007, sept de nos concitoyens sur dix veulent en apprendre davantage sur la quantité d’alcool que l’on peut boire sans courir de risques pour la santé. Compte tenu de la multitude d’études régulièrement produites quant aux effets – tantôt bénéfiques, tantôt néfastes – de la consommation d’alcool, nombreuses sont les personnes intéressées à connaître les règles à suivre en matière de consommation personnelle d’alcool à faible risque.
2 . 3 . 4. 5 . 0
La formule est facilement mémorable. Les niveaux de consommation recommandés varient principalement en fonction du sexe.
2. Les femmes qui veulent consommer de l’alcool de façon responsable – voire bénéfique pour celles qui sont ménopausées – devraient se limiter à 2 consommations par jour.
3. Quant aux hommes qui veulent boire de façon modérée – voire bienfaisante pour ceux qui ont 40 ans et plus –, ils devraient se limiter à 3 consommations par jour.
4. Afin d’éviter l’intoxication et les complications qui l’accompagnent, les femmes ne devraient pas prendre plus de 4 consommations lors d’un même événement.
5. Si les hommes, à l’instar des femmes, veulent éviter l’intoxication et les complications qui l’accompagnent, ils ne devraient pas prendre plus de 5 consommations lors d’un même événement.
0. Une bonne habitude : afin d’éviter qu’une accoutumance ou qu’une dépendance ne s’installe, il est recommandé que tous – femmes et hommes – ne prennent AUCUNE consommation d’alcool au moins une journée par semaine.
Et un rappel : Éduc’alcool invite les femmes en âge de procréer à ne pas consommer d’alcool à partir du moment où elles croient qu’elles peuvent être enceintes.
Des vulnérabilités
Les niveaux de consommation recommandés s’adressent à la population en général. Mais il est clairement établi que les gens ne naissent pas tous égaux face à l’alcool. Il existe donc une grande variabilité individuelle quant aux effets de l’alcool et les directives proposées ne conviennent pas nécessairement à tous. Pour chacun, la génétique, le poids et l’âge sont des variables importantes à prendre en considération afin de consommer avec modération.
Il existe aussi des vulnérabilités liées au contexte de consommation. Les niveaux de consommation proposés ne sont pas nécessairement appropriés à une personne qui est sous médication qui devrait redoubler de vigilance et bien s’informer auprès de son pharmacien ou de son médecin des effets possibles de la consommation d’alcool conjuguée à la prise de ses médicaments.
Toute personne qui est particulièrement affamée, fatiguée ou stressée et qui veut éviter les effets négatifs de la surconsommation d’alcool devrait boire des quantités moindres que celles qui sont mentionnées dans les directives sur les niveaux de consommation généralement recommandés.
Des mises en garde
Éduc’alcool conclut par des mises en garde :
- Être bien informé sur ce qu’est une consommation standard, qu’elle soit de bière, de vin, de cidre, de spiritueux, de vin fortifié ou de boissons prémélangées (coolers).
- Être attentif à la quantité d’alcool versée et au pourcentage d’alcool, surtout que la tendance est à l’augmentation du pourcentage d’alcool dans les produits.
- Enfin, se souvenir que la consommation d’alcool est inappropriée dans certaines circonstances.
Disponibilité
La publication peut être téléchargée à partir du site Internet d’Éduc’alcool. On peut la recevoir sans frais en communiquant avec Éduc’alcool. Également disponible dans les hôpitaux, les CLSC et les succursales de la SAQ.
Éduc’alcool