Remise de la plaque commémorative à Gatineau. De gauche à droite, Hubert Sacy, directeur général d’Éduc’alcool, et Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau.

Gatineau, le 26 août 2021 — Le maire de Gatineau, M. Maxime Pedneaud-Jobin, a reçu aujourd’hui à l’Hôtel de Ville le Trophée Éduc’alcool de la modération 2021 qui lui a été remis par le directeur général de l’organisme, Hubert Sacy. Il en sera le dépositaire au cours des deux prochaines années au nom des habitants de la région de l’Outaouais. Ceux-ci succèdent à leurs compatriotes de Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine (2019), de Laval (2017) et de la Capitale-Nationale (2015) à titre de champions québécois de la consommation modérée d’alcool.  

Ce trophée a été créé par Éduc’alcool, en 2015, à la lumière des résultats de la plus vaste enquête biennale sur la consommation d’alcool des Québécois, région par région. Attribué tous les deux ans, il est remis au maire de la plus grande ville de la région du Québec dans laquelle se retrouve le pourcentage le plus élevé de buveurs qui respectent les limites recommandées de consommation d’alcool.    

CITATIONS 

« Depuis le début de nos enquêtes sur les régions du Québec et l’alcool, l’Outaouais a généralement fait bonne figure au palmarès, mais il y a deux ans, elle avait glissé au bas du peloton. J’avais alors mis en garde ses habitants contre les dangers de l’abus d’alcool et fait appel à leur sens des responsabilités. Ils ont rebondi de manière spectaculaire et leurs progrès ont dépassé toutes nos espérances : cette année, ils se surpassent! La région trône au sommet du palmarès ou est sur le podium sous plusieurs aspects. La modération y est désormais bien intégrée. » 

Hubert Sacy, directeur général d’Éduc’alcool  

« La région de l’Outaouais est fière d’accepter le Trophée Éduc’alcool 2021 de la modération. Grâce aux efforts d’éducation déployés et aux actions entreprises à tous les niveaux, les Outaouais témoignent de leur adhésion aux saines habitudes de consommation d’alcool. La crédibilité dont jouit Éduc’alcool n’est sans doute pas étrangère à ces résultats, mais c’est aux habitants de la région que revient le mérite. » 

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau 

LA RÉGION DE L’OUTAOUAIS ET L’ALCOOL 

De tous les Québécois, les Outaouais sont ceux qui respectent le plus les limites recommandées de consommation d’alcool. Ce sont aussi ceux qui consomment le moins fréquemment de l’alcool et également ceux qui consomment le moins d’alcool par occasion. La situation est toutefois perfectible, comme partout ailleurs au Québec.  

Telles sont les principales constatations qui ressortent de la section Outaouais de l’enquête 2021 sur les régions du Québec et l’alcool. Menée par CROP pour le compte d’Éduc’alcool, elle donne un portrait détaillé de la consommation d’alcool de chacune des régions. 

LES RÉSULTATS DE SONDAGE EN BREF 

  • Les habitudes de consommation : La fréquence de consommation d’alcool des Outaouais est parmi les plus basses du Québec. 
    • 50 % des résidents de la région consomment une boisson alcoolisée une fois par semaine ou plus, ce qui est moindre que la moyenne québécoise qui se situe à 60 % ; 
    • Les buveurs consomment en moyenne 1,8 verre par semaine c. 2,2 verres pour le Québec ; 
    • 84 % des gens sondés ont en effet affirmé avoir bu de l’alcool au cours des 12 derniers mois : c’est exactement la moyenne québécoise ; 
    • Les lieux de consommation des Outaouais sont semblables à ceux du reste du Québec ;  
    • Les consommateurs outaouais qui estiment que leur consommation nuit à leur santé physique (15 %) ou à leur vie familiale (7 %) sont moins nombreux que la moyenne québécoise (17 % et 9 %, respectivement). 
  • La consommation excessive : Les consommateurs outaouais sont les Québécois ayant les meilleures habitudes en termes de consommation excessive. 
    • 29 % affirment avoir dépassé les limites de consommation recommandées une fois par mois ou plus souvent (c. 36 % au Québec) ; 
    • 49 % d’entre eux n’ont, pas une seule fois, consommé de manière excessive (c.  47 % au Québec). 
  • La conduite et l’alcool en Outaouais : Les résidents de la région sont les conducteurs qui ont le plus réduit leur niveau de conduite avec les facultés affaiblies depuis deux ans.  
    • 38 % affirment avoir conduit un véhicule après avoir consommé de l’alcool à l’intérieur de la limite permise (c. 40 % au Québec) ;  
    • 7 % des conducteurs outaouais avouent avoir conduit un véhicule après avoir consommé de l’alcool au-delà de la limite permise, ce qui est au-dessous de la moyenne québécoise qui se situe à 8 % ;  
    • 21 % ont vu un barrage policier dans la région au cours de la dernière année (c. 19 % au Québec) alors que 14 % en ont traversé un (c. 15 % au Québec). 
  • Les perceptions quant à l’alcool et la conduite : Les Outaouais sont moins nombreux à croire qu’il est probable de se faire intercepter dans un barrage policier en matière d’alcool.  
    • 43 % ont cette perception (c. 48 % au Québec). 
  • L’alcool et le cannabis : Les Outaouais ont une consommation de cannabis plus élevée que la moyenne québécoise.  
    • 25 % des habitants de la région de l’Outaouais consomment du cannabis (c. 21 % au Québec) ; 
    • 26 % de ceux qui consomment à la fois de l’alcool et du cannabis (donc 6 % de la population de la région) mélangent alcool et cannabis toujours ou souvent, ce qui est un peu moins élevé que la moyenne québécoise (28 %). 
  • Éduc’alcool dans la région : Ce qui n’est rien pour déplaire à Éduc’alcool, l’organisme est connu et reconnu dans la région. 
    • 82 % des Outaouais connaissent son slogan, La modération a bien meilleur goût ; 
    • La crédibilité d’Éduc’alcool dans la région de l’Outaouais est plus élevée que la moyenne québécoise (95 % c. 93 %).  

Alors qu’un minimum de 400 personnes ont été sondées dans chaque région, pour un total de 7600 répondants, les trois aspects suivants de cette enquête doivent être considérés pour mieux en apprécier les données présentées, car ils peuvent influencer les résultats. 

  • Les mesures gouvernementales associées à la COVID-19 ont pu modifier certains comportements. Par exemple, l’interdiction de se rassembler dans une résidence privée et la fermeture des restaurants et bars a affecté les lieux où les Québécois ont consommé de l’alcool. 
  • Le changement de méthode de collecte de données : En 2015 et en 2017, l’étude était menée uniquement au téléphone. En 2019, la collecte de données s’est faite principalement sur le web. Ce changement méthodologique affecte les résultats puisque la consommation d’alcool mesurée est plus grande sur le web qu’au téléphone. De plus, la proportion d’entrevues téléphoniques était plus grande en 2019 qu’en 2021 (32 % c. 9  %), ce qui peut avoir un effet sur les résultats. 
  • La désaisonnalisation : Cette année, la collecte de données a été étendue du mois d’août au mois d’octobre 2020 inclusivement et du 15 février au 30 mars 2021 afin de diminuer l’influence d’un mois en particulier sur le comportement des répondants.  

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