Ce que les données disent réellement

Depuis quelques semaines, les manchettes ont relancé une question souvent débattue quand on parle des jeunes et de l’alcool : la génération Z est-elle réellement plus sobre que les précédentes?

S’appuyant sur les données d’une étude de la firme britannique IWSR (qui a sondé plus de 32 000 personnes dans 19 pays), certains articles de presse ont tranché rapidement : l’idée d’une génération plus sobre serait un mythe. Les jeunes adultes boivent désormais tout autant que leurs aîné·es.

Toutefois, une bonne question mérite mieux qu’une conclusion hâtive. Voyons pourquoi les chiffres réels ne soutiennent pas une réponse aussi catégorique.

Les grands titres à l’épreuve des faits : que dit l’étude d’IWSR?

IWSR est une entreprise légitime et reconnue, spécialisée depuis plus de 50 ans dans l’analyse et l’intelligence de marché pour l’industrie des boissons du monde entier. L’étude en question provient de son sondage semestrial, Bevtrac, et révèle notamment que :

  • 76 % de l’ensemble des adultes sondés ont consommé de l’alcool au cours des six derniers mois.
  • 74 % des adultes de la génération Z ayant l’âge légal de boire ont fait de même.
  • Ce chiffre marque une hausse chez la génération Z par rapport à il y a trois ans (66 % en 2023).

La conclusion rapide serait que la génération Z boit autant que tout le monde; la modération chez les jeunes serait donc un mythe.

Pourquoi cette analyse est incomplète

Un chiffre isolé ne raconte pas toute l’histoire :

  • La prévalence ne dit rien de la quantité : Avoir consommé au moins un verre d’alcool au cours des six derniers mois ne fournit aucune information sur la fréquence, les volumes bus, les épisodes de consommation excessive (ou le nombre de jours d’abstinence).
  • La portée statistique : L’écart de 2 points de pourcentage (74 % contre 76 %) ne permet pas de conclure que la génération Z a le même profil de risque que ses aînés. Sans accès à la marge d’erreur globale du sous-échantillon ou encore aux intervalles de confiance, la rigueur s’impose.
  • Le contexte local : L’étude agrège des données internationales où l’âge légal de consommer varie et où les cultures de consommation sont très différentes. Elle ne reflète pas automatiquement la réalité propre au Québec et au Canada.

Que disent les données canadiennes et québécoises?

Si l’on se tourne vers nos enquêtes nationales et provinciales représentatives, le portrait s’avère plus nuancé et éclairant.

Selon les données de Statistique Canada (2015–2024):

  • La non-consommation est en hausse : La proportion de personnes n’ayant pas consommé d’alcool au cours des 12 derniers mois a progressé à 29 % en 2024 (contre 23 % en 2015).
  • La fréquence de consommation est à la baisse chez les personnes qui boivent et particulièrement les 18–34 ans. La proportion d’adultes ayant déclaré consommer de l’alcool moins d’une fois par mois a augmenté pour passer de 20 % en 2015 à 27 % en 2024.
  • Des risques réels et persistants demeurent : Parmi les buveurs réguliers les plus jeunes, la consommation excessive est toutefois revenue à ses niveaux prépandémiques.

Au Québec, selon l’Institut national de santé publique du Québec :

L’analyse combinée des enquêtes de population et des données de ventes d’alcool révèle que :

  • La consommation d’alcool au Québec a chuté de 13 % entre 2021–22 et 2024–25;
  • Environ 83 % des personnes de 18 à 24 ans ont rapporté avoir consommé de l’alcool au cours de l’année précédente en 2021;
  • Parmi les personnes qui consomment de l’alcool, 30 % ont rapporté des épisodes de consommation excessive, une habitude plus marquée chez les 18–44 ans (entre 34 % et 37 %).

👉 Pour consulter les données de Statistiques Canada, sur les changements relatifs à la consommation d’alcool de 2015 à 2024

👉 Pour consulter les données de l’INSPQ sur l’évolution de la consommation d’alcool chez les jeunes du secondaire


  • La source : S’agit-il d’un sondage d’opinion commercial ou d’une étude de santé publique basée sur un échantillon représentatif?

  • Les indicateurs : Mesure-t-on la simple participation (avoir bu une fois dans l’année), la fréquence et les quantités consommées?

  • La région : Les données décrivent-elles une moyenne mondiale ou la réalité de notre collectivité au Québec?

Poser ces questions permet de sortir des clichés de type « mythe ou réalité » pour mieux comprendre les vrais besoins d’éducation et de prévention en matière de santé de nos jeunes.

Ce que dit la science. Comment le communiquer.

Vendredi 13 novembre 2026

Le premier Sommet québécois sur l’alcool et la santé, organisé par Éduc’alcool, entend ouvrir un espace de dialogue entre expert·es, décideur·ses, professionnel·les et citoyen·nes afin de mieux comprendre les recommandations diverses entourant la consommation d’alcool sur la santé. Cet événement vise à soutenir une communication publique claire, nuancée et appuyée par des données probantes.

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15 conseils pratiques

1. La tête sur les épaules.

Ne buvez pas trop ! En votre qualité d’hôte, vous pouvez éviter l’apparition de problèmes lorsque vous avez les idées claires et le geste rapide.

2. Prévoyez le coup.

Sachez quelles mesures prendre avec les invités qui risquent de trop boire. Au début de la soirée, demandez à quelqu’un de fiable de vous aider à garder la situation bien en main. Si une personne a trop bu, entamez une conversation avec elle et offrez-lui quelque chose à manger et une boisson sans alcool. Ne laissez jamais les enfants servir de l’alcool et ne les perdez jamais de vue.

3. En prévision du retour.

Informez-vous du moyen de locomotion de vos invités, car ils doivent retourner chez eux en toute sécurité. La prudence recommande que des conducteurs sobres soient désignés pour ramener les autres. Encouragez cette initiative. Vous devez savoir qui sont les personnes qui prendront le volant après la réception et vous devez les servir en conséquence. Gardez toujours de l’argent en espèces et les numéros de téléphone de quelques entreprises de taxis sous la main. Au besoin, soyez prêt à retirer à certains de vos invités les clés de leur voiture. Assurez-vous aussi d’être en mesure d’héberger certains d’entre eux pour la nuit, si nécessaire.

4. Mesurez bien.

Servez des verres standard (voir section Un verre standard). Ne servez ni des doubles, ni des verres « à se jeter derrière la cravate ». Utilisez un verre doseur pour bien mesurer les quantités servies. Si vous recevez plusieurs personnes, songez à embaucher quelqu’un qui est formé à servir de l’alcool.

5. Il faut manger.

Ayez toujours sous la main une quantité suffisante de nourriture. Si vous ne servez pas de repas, offrez à vos invités des aliments riches en protéines et en amidon ou qui renferment beaucoup d’eau. Évitez de servir des aliments trop gras, salés ou sucrés, qui donnent soif. L’alcool est généralement absorbé plus vite dans le sang lorsqu’on boit l’estomac vide. Inversement, il est absorbé plus lentement lorsqu’on a quelque chose dans l’estomac.

6. Proposez des boissons sans alcool.

Disposez toujours de boissons non alcoolisées ou à faible teneur en alcool : il n’est pas absolument obligatoire de boire de l’alcool, et c’est respecter ses invités que de leur proposer des boissons variées.

7. Non, c’est non.

Ne forcez jamais quelqu’un à boire. Si quelqu’un refuse un verre d’alcool, offrez-lui une boisson ou un cocktail sans alcool. N’obligez pas les personnes qui s’abstiennent de consommer de l’alcool à faire de leur choix une affaire publique ; ne servez donc pas les boissons non alcoolisées dans un verre différent de celui des boissons alcoolisées.

8. Assez, c’est assez.

N’insistez pas auprès de vos invités s’ils ne veulent plus boire. Dans ce cas, l’abondance n’est pas signe d’hospitalité. Un bon hôte n’insiste jamais pour servir de l’alcool.

9. Pas de précipitation.

Attendez que les verres d’alcool se vident et prenez votre temps avant de proposer à vos invités de les remplir ; ça les aidera à mieux compter le nombre de consommations qu’ils prennent.

10. De l’eau, encore de l’eau.

Ayez toujours des verres d’eau et assurez-vous que les verres d’eau, eux, sont toujours pleins : pour éviter la déshydratation, il est bon de boire un verre d’alcool et un verre d’eau en alternance.

11. Attention à l’effervescence.

Si vous servez un punch alcoolisé, n’oubliez pas qu’avec une base effervescente, l’effet de l’alcool se fera ressentir plus rapidement. L’organisme absorbe plus rapidement l’alcool lorsqu’il est mélangé à un liquide gazéifié.

12. La table : une bonne alliée.

Mettez des tables à la portée de vos invités pour qu’ils puissent y déposer leurs verres. On boit davantage et plus rapidement lorsqu’on a toujours un verre à la main.

13. Boire, ce n’est pas du sport.

N’organisez pas d’activités physiques si vous servez de l’alcool. Les gens sont généralement plus sujets à se blesser après avoir bu.

14. Les jeux à boire n’ont pas leur place.

Les « jeux à boire » (où ceux qui perdent doivent boire) favorisent une consommation excessivement rapide et peuvent entraîner une intoxication qui peut être mortelle. Planifiez des activités où l’alcool n’est pas le point de mire de la réception. De cette façon, vos invités seront moins enclins à se replier sur l’alcool pour « se dégeler ».

15. Une dernière tournée.

Ne servez jamais une quantité d’alcool propre à enivrer vos invités. Cessez de servir des boissons alcoolisées environ une heure avant la fin de la réception. Servez alors des desserts et du café ou des boissons non alcoolisées.

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L’organisme poursuit son évolution et réaffirme son rôle d’éducation et de prévention au Québec

MONTRÉAL, le 11 juin 2026 – Éduc’alcool annonce la nomination de M. Yvan Gendron à titre de président de son conseil d’administration.

Fort d’une vaste expérience en gestion publique, notamment comme ancien sous ministre dans le réseau de la santé, M. Gendron accompagnera Éduc’alcool dans une période importante de son évolution. Sa nomination témoigne dans la volonté de l’organisme de poursuivre sa mission auprès de la population québécoise, dans un contexte où les habitudes de consommation et les connaissances scientifiques sur l’alcool évoluent rapidement.

Depuis plus de 37 ans, Éduc’alcool contribue à informer les Québécoises et les Québécois sur les enjeux liés à la consommation de l’alcool. L’organisme poursuivra son travail auprès de la population, des milieux de vie et des décideurs publics afin de favoriser une compréhension accrue des risques liés à l’alcool et soutenir l’adoption de pratiques responsables. L’organisme souhaite continuer de jouer ce rôle avec rigueur, en rendant accessible une information claire et fondée sur les meilleures connaissances disponibles.

« Au nom du conseil d’administration, je suis heureux d’accueillir M. Gendron à la présidence d’Éduc’alcool. Son expérience à titre de gestionnaire d’État et sa compréhension des enjeux de santé et de prévention seront des atouts précieux pour accompagner l’organisation dans la prochaine phase de son évolution. Je suis convaincu qu’il saura contribuer à la poursuite de la mission d’Éduc’alcool avec ouverture et sens de l’équilibre », a déclaré Sylvain Dupuis, président sortant.

« L’arrivée de M. Gendron au poste de président d’Éduc’alcool s’inscrit dans notre volonté de consolider le rôle de l’organisme comme référence en matière d’éducation et de prévention. Son leadership, sa compréhension de l’écosystème des parties prenantes et du rôle nuancé que doit jouer Éduc’alcool dans la société seront des vecteurs de transformation sociétale pour amener la population et les organisations à faire des choix plus éclairés vis-à-vis de la consommation d’alcool », affirme Josée Côté, directrice générale d’Éduc’alcool.

Pour M. Gendron, cette nomination représente l’occasion de contribuer à une mission qui demeure pleinement actuelle.

« Éduc’alcool joue depuis plusieurs décennies un rôle important auprès de la population québécoise. Dans un contexte où les habitudes de consommation évoluent, il est essentiel que l’organisme continue d’offrir une information claire et crédible. Je souhaite contribuer à son développement dans un esprit de dialogue et de responsabilité », a déclaré Yvan Gendron, nouveau président du conseil d’administration d’Éduc’alcool.

Cette nomination survient alors que le Québec mène une réflexion sur la modernisation du cadre légal des boissons alcooliques. Dans ce contexte, Éduc’alcool entend continuer de contribuer aux discussions publiques en rappelant l’importance de la prévention.

Éduc’alcool remercie chaleureusement M. Sylvain Dupuis pour son engagement et sa contribution à l’évolution de l’organisation au cours des dernières années. Sous sa présidence, Éduc’alcool a poursuivi sa mission auprès de la population québécoise tout en amorçant une réflexion importante sur son avenir et son développement.

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À propos d’Éduc’alcool

Éduc’alcool est un organisme québécois voué à l’éducation et à la prévention en matière de consommation d’alcool. Depuis 1989, il développe des campagnes et des programmes visant à informer la population et à promouvoir une consommation responsable. Pour plus d’information : www.educalcool.qc.ca.

Contact média : Sarah Cancino, Coordonnatrice aux communications et à l’administration, Éduc’alcool [email protected], (514) 875-7454, poste 1

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Quand l’art du mocktail inspire toute une industrie

MONTRÉAL, le 5 mai 2026  – Dans le cadre du gala des Prix Lauriers de la gastronomie québécoise, Éduc’alcool a décerné la Bourse Alternalcool 2026 à Archway Verdun, soulignant l’approche avant-gardiste de cet établissement de Montréal en matière d’offre de boissons à faible teneur ou sans alcool.

Remise par Josée Côté, directrice générale d’Éduc’alcool, la Bourse récompense les établissements qui repensent leur carte de boissons pour offrir une expérience plus inclusive, créative et à la hauteur des attentes d’une clientèle en pleine évolution.

« C’est une fierté pour Éduc’alcool de remettre la Bourse Alternalcool 2026 à Archway Verdun. Cet établissement démontre qu’il est possible d’offrir des alternatives à faible teneur ou sans alcool tout en misant sur le plaisir, la créativité et la qualité de l’expérience — et c’est exactement ce que nous souhaitons encourager », souligne Josée Côté, directrice générale d’Éduc’alcool.

Conjointement portée par Éduc’alcool et Alambika, la Bourse comprend deux volets : 5 000 $ remis par Éduc’alcool à l’établissement gagnant, et 1 500 $ remis par Alambika à la personne instigatrice du projet au sein de l’établissement.

À la suite d’un appel de candidatures, les établissements participants ont été évalués par un jury de professionnel•les du milieu de l’hospitalité. Parmi les cinq finalistes retenus, le grand public a eu le dernier mot.

Des mocktails pensés comme des créations à part entière
Depuis 2019, Archway Verdun développe une offre inventive de boissons à faible teneur ou sans alcool. Mocktails botaniques, boissons pétillantes, limonades, sirops  et garnitures faits maison, tonics, jus frais, smoothies, bières et spiritueux sans alcool : chaque création est pensée avec les mêmes soins et exigences que les boissons alcoolisées. La collaboration entre le bar et la cuisine est étroite : rien n’est laissé au hasard, tout contribue à l’expérience.

Les bars, hôtels et restaurants  sont aux premières loges d’un changement profond dans les habitudes de consommation. En intégrant des options sans ou à faible teneur en alcool de manière cohérente et valorisée, ils envoient un signal fort : des alternatives à l’alcool ont leur place à table, et elles peuvent être aussi séduisantes que n’importe quelle autre boisson.

Cette évolution de l’offre répond à une réalité visible : pour des raisons de santé, de bien-être ou par simple curiosité, de nombreuses personnes souhaitent moduler leur consommation,  sans renoncer au plaisir, au goût, ni à la qualité de l’expérience.

Dans la foulée de cette seconde édition de la Bourse Alternalcool, Éduc’alcool lance le Guide des établissements Alternalcool 2025-2026. Ce guide rassemble les initiatives portées par les établissements ayant participé aux deux dernières éditions et offre un tour du Québec des lieux qui font avancer l’expérience de consommation responsable. Pour le consulter, il suffit de remplir le formulaire au bas de la page.

À propos de la Bourse Alternalcool
La Bourse Alternalcool est une initiative d’Éduc’alcool, réalisée en partenariat avec Alambika et remise dans le cadre des Prix Lauriers de la gastronomie québécoise. Elle vise à reconnaître les établissements qui développent une offre de boissons à faible teneur ou sans alcool, innovante, accessible et intégrée à l’expérience client.

À propos d’Éduc’alcool
Depuis 37 ans, Éduc’alcool s’engage à informer et à sensibiliser la population québécoise à l’importance de la consommation responsable d’alcool. L’organisme, indépendant et sans but lucratif, œuvre à mettre en place des programmes éducatifs, de prévention et de sensibilisation qui visent à réduire les risques liés à la consommation d’alcool et à promouvoir des choix éclairés ainsi qu’un mode de vie sain et équilibré. Pour plus d’information : www.educalcool.qc.ca.

Contact média :

Sarah Cancino,

Coordonnatrice aux communications et à l’administration, Éduc’alcool 

[email protected] (514) 875-7454, poste 1.

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Ce que révèlent  les plus récentes données de Statistique Canada

Au début du mois de mars, Statistique Canada a publié une nouvelle infographie sur la vente des boissons alcoolisées et du cannabis au Canada pour la période du 1er avril 2024 au 31 mars 2025.

Ces données permettent de dégager un portrait à jour des ventes d’alcool au pays et de mieux situer le Québec dans cet ensemble. Une tendance générale se dégage assez clairement : au Canada comme au Québec, l’alcool s’achète moins qu’avant.

Cela dit, ces chiffres doivent être lus avec nuance. Ils portent sur les ventes, et non sur la consommation comme telle. Ils permettent donc d’observer des tendances d’achat, l’évolution du marché et certains déplacements dans les habitudes, sans résumer à eux seuls l’ensemble des comportements.

Source de l’infographie : Statistique Canada, « Ventes d’alcool et de cannabis au Canada, avril 2024 à mars 2025 », diffusée le 5 mars 2026. Source originale : Statistique Canada

Pour faciliter la lecture, nous proposons ci-dessous une synthèse des principaux constats pour le Canada et le Québec. L’analyse détaillée suit le tableau.

Lire et comprendre les données

Les données présentées dans l’infographie et celles des tableaux détaillés de Statistique Canada ne sont pas toujours formulées exactement de la même manière. Certaines comparaisons avec les années précédentes doivent donc être interprétées avec prudence, et certaines données sont moins directement comparables que d’autres.

Malgré cela, les grandes tendances demeurent parlantes.

Au Canada, les ventes d’alcool poursuivent leur recul

À l’échelle canadienne, les ventes totales d’alcool ont atteint 25,8 milliards de dollars en 2024-2025, ce qui représente une baisse de 1,6 % par rapport à l’année précédente.

En volume, les ventes ont totalisé 2 898 millions de litres, en baisse de 3,0 %. Les ventes d’alcool par habitant ont elles aussi reculé, tant en valeur qu’en volume. En moyenne, la population canadienne a acheté l’équivalent de 8,0 verres standards par semaine, comparativement à 8,7 l’année précédente.

Autrement dit, les données montrent qu’à l’échelle du pays, l’alcool s’achète moins qu’avant, dans une tendance qui semble déjà amorcée depuis plusieurs années.

Au Québec aussi, les volumes baissent

Le Québec suit lui aussi cette tendance observée à l’échelle du Canada.

En 2024-2025, le volume des ventes d’alcool par habitant s’établissait à 7,3 litres, en baisse de 6,4 % par rapport à 2023-2024. Cette diminution s’inscrit dans une tendance plus large : ce volume était de 7,8 litres en 2023-2024, de 8,3 litres en 2022-2023, puis de 8,4 litres en 2021-2022 et en 2020-2021.

Le même mouvement se reflète dans l’équivalent des verres standards achetés par semaine. Au Québec, la moyenne est passée de 9,2 verres à 8,6 verres.

Là aussi, le signal est clair : la population québécoise achète moins d’alcool qu’avant.

Une baisse des volumes, mais une dépense qui reste élevée

Même si les volumes baissent, la dépense par habitant demeure élevée au Québec.

En 2024-2025, les ventes d’alcool y ont atteint en moyenne 870 $ par habitant, ce qui place le Québec au 4e rang des provinces et territoires à ce chapitre, derrière les Territoires du Nord-Ouest, Terre-Neuve-et-Labrador et le Yukon.

Ce constat nuance bien la lecture d’ensemble. Les données montrent à la fois une baisse des volumes achetés et un niveau de dépense par habitant qui reste élevé. Elles permettent d’observer cette situation, sans toutefois en expliquer à elles seules les causes.

Autrement dit, une baisse du volume ne signifie pas automatiquement une baisse proportionnelle de la dépense.

Tous les produits n’évoluent pas au même rythme

Lorsque nous regardons les catégories de boissons, nous constatons que la baisse n’est pas uniforme.

À l’échelle canadienne, la bière, le vin et les spiritueux sont en recul.

  • La bière a enregistré des ventes de 9,1 milliards de dollars, en baisse de 1,6 %, pour un volume total de 1 876 millions de litres en baisse de 3,8 %.
  • Le vin a totalisé 7,7 milliards de dollars de ventes, en baisse de 2,2 %, tandis que son volume poursuit un recul déjà amorcé.
  • Les spiritueux, pour leur part, ont atteint 6,7 milliards de dollars, en baisse de 3,2 %, avec un volume total en recul de 4,4 %.

Les cidres et coolers font exception. Leurs ventes ont augmenté à 2,4 milliards de dollars, soit une hausse de 4,8 %, et leur volume a lui aussi progressé de 2,2 %.

Nous observons également une différence entre les produits canadiens et les produits importés. Les ventes de produits alcoolisés canadiens ont atteint 15,6 milliards de dollars, en légère hausse de 0,9 %. À l’inverse, les produits importés ont reculé à 10,2 milliards de dollars, en baisse de 5,4 %.

Au Québec, ce mouvement se reflète notamment dans une baisse de 4,3 % des ventes de vin importé.

Un éclairage complémentaire : la progression du sans alcool

Les données de Statistique Canada peuvent aussi être mises en perspective avec d’autres analyses de marché. C’est notamment le cas d’un rapport de NielsenIQ de juillet 2024, qui offre un éclairage complémentaire sur l’évolution des boissons sans alcool au Canada.

Il est important de préciser qu’il ne s’agit ni de la même période, ni de la même méthodologie. Ce rapport ne doit donc pas être lu comme une explication directe des chiffres de Statistique Canada, mais plutôt comme un angle additionnel pour mieux comprendre certaines transformations du marché.

Selon NielsenIQ, le marché canadien des bières, vins et spiritueux sans alcool suivi par l’entreprise représente environ 199 M$ dans les canaux hors domicile mesurés, avec une croissance de 24 % sur les 52 dernières semaines observées. Le rapport indique aussi que cette croissance à deux chiffres se maintient depuis deux ans.

Le rapport montre également que toutes les catégories sans alcool progressent, mais pas au même rythme. La bière et le cidre sans alcool demeurent le segment le plus important, tandis que les spiritueux sans alcool affichent la croissance la plus forte, à +67,6 %, devant la bière et le cidre à +23,3 % et le vin à +13,8 %. Les mocktails prêts à boire se démarquent eux aussi, avec des ventes de 11,8 M$ et une croissance de 168 % sur un an.

Le Québec apparaît aussi dans ce portrait. NielsenIQ souligne que Montréal représente à elle seule 13,1 % de la catégorie au Canada, avec 25,2 M$ en ventes, tandis que Québec figure également parmi les cinq principales villes du pays avec 8,8 M$.

Autre nuance intéressante : la progression du sans alcool ne semble pas reposer uniquement sur des personnes qui se tournent exclusivement vers ces produits. NielsenIQ indique que 75 % des acheteur·euse·s de produits sans alcool achètent aussi des boissons alcoolisées. Autrement dit, le sans alcool apparaît ici moins comme un remplacement systématique que comme une option supplémentaire dans un éventail de choix.

Pris ensemble, ces constats ne permettent pas d’établir un lien de cause à effet direct avec la baisse des ventes d’alcool observée par Statistique Canada. Ils suggèrent toutefois qu’en parallèle du recul de certaines catégories alcoolisées, le marché se diversifie et que les boissons sans alcool prennent une place plus visible dans l’offre et dans les habitudes d’achat.

Et du côté du cannabis?

Même si le cœur de cette analyse concerne l’alcool, l’infographie de Statistique Canada permet aussi de situer les ventes de cannabis dans l’ensemble du portrait.

À l’échelle canadienne, les ventes de cannabis par habitant ont atteint 167 $. Au Québec, elles s’élevaient à 105 $ par habitant, ce qui en fait la province où la dépense par habitant était la plus faible.

Cette donnée ne permet pas, à elle seule, d’expliquer les transformations observées du côté de l’alcool, mais elle fait partie du portrait général des ventes de substances légales au pays.

Ce qu’il faut retenir 

Les plus récentes données de Statistique Canada montrent une tendance générale à la baisse des ventes d’alcool, au Canada comme au Québec.

À l’échelle canadienne, les volumes reculent, les ventes par habitant diminuent et l’équivalent des verres standards achetés par semaine est lui aussi en baisse. Au Québec, le même mouvement est visible : les volumes par habitant diminuent d’année en année, tandis que la dépense par habitant demeure élevée.

En parallèle, le rapport complémentaire de NielsenIQ montre que les boissons sans alcool gagnent du terrain dans le marché canadien, avec une croissance soutenue et des segments en forte progression. Cet éclairage n’explique pas à lui seul l’évolution des ventes d’alcool, mais il aide à mieux comprendre un contexte plus large : celui d’un marché qui se transforme et d’un éventail de choix qui se diversifie.

Lire ces tendances avec nuance nous permet donc de mieux comprendre ce qui change, non seulement dans les volumes vendus, mais aussi dans l’environnement dans lequel les choix se font.

Mieux comprendre pour mieux choisir

Chez Éduc’alcool, nous croyons qu’un accès simple, nuancé et compréhensible à l’information est essentiel. Mettre les données en contexte, expliquer ce qu’elles disent vraiment et aider à mieux lire les tendances fait partie de notre démarche.

Parce que mieux comprendre, c’est aussi mieux choisir.

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Sources :  

https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/260305/dq260305b-fra.htm?utm_source=Stakeholder&utm_medium=Email&utm_campaign=%20%20statcan-statcan-csabc-cvbac&utm_content=datarelease

https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/11-627-m/11-627-m2026008-fra.htm?utm_source=Stakeholder&utm_medium=Email&utm_campaign=%20%20statcan-statcan-csabc-cvbac&utm_content=datarelease

https://www150.statcan.gc.ca/t1/tbl1/fr/cv.action?pid=1010001001

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Dans le milieu de la restauration, l’intérêt pour les boissons à faible teneur et sans alcool s’inscrit désormais dans une transformation durable des habitudes de consommation. L’article de Les Affaires met en lumière cette évolution, portée par une clientèle de plus en plus attentive à la santé, au bien-être et à la diversité des choix, ainsi que par des mouvements comme le Défi 28 jours sans alcool ou le Dry January.

C’est dans ce contexte qu’Éduc’alcool, en partenariat avec Alambika, déploie la Bourse Alternalcool, une initiative qui vise à soutenir l’innovation et l’adaptation des bars, hôtels et restaurants du Québec. Remise dans le cadre des Prix Lauriers de la gastronomie québécoise, la bourse reconnaît les établissements qui diversifient leur offre de boissons à faible teneur et sans alcool, investissent dans la formation de leurs équipes et misent sur une expérience client inclusive et renouvelée.

Au-delà de la reconnaissance financière, cette démarche s’inscrit dans une vision à long terme : accompagner l’industrie dans l’évolution de ses pratiques afin de répondre aux attentes contemporaines, tout en demeurant compétitive et rentable. En soutenant également des initiatives comme la compétition nationale de cocktails sans alcool Beyond NOA, Éduc’alcool réaffirme son rôle de partenaire du milieu de l’hospitalité et sa volonté de valoriser des environnements qui favorisent des choix éclairés.

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Montréal, le 6 janvier 2026 – En ce début d’année, Éduc’alcool réaffirme sa mission d’accompagner la population québécoise vers une consommation responsable. L’organisme poursuit ainsi son mandat de sensibilisation en mettant sur pied des actions concrètes portées par des partenaires de choix, notamment les bars et restaurants du Québec. Une de ces initiatives phares est la Bourse Alternalcool ; elle vise à faire rayonner les établissements qui proposent des cartes de boissons diversifiées (avec options sans alcool ou à faible teneur en alcool), favorisant ainsi plus de choix pour la clientèle. Le but : engendrer l’émergence de comportements plus lucides, éclairés et assumés.

Les établissements licenciés jouent un rôle actif dans l’évolution des tendances de consommation. En repensant leurs cartes de boissons, les bars et restaurants répondent aux attentes diversifiées d’une clientèle dont les habitudes changent. Ils contribuent ainsi à créer des environnements où la diversification des options génère une consommation plus réfléchie.

Conjointement mise sur pied avec Alambika, et d’une valeur de 5000 $, la Bourse Alternalcool offre une récompense aux bars et restaurants pour qu’ils participent non seulement à faire évoluer les habitudes de consommation, mais aussi à engendrer de nouvelles références sociales. Le dépôt des candidatures se fera en ligne au  alternalcool.educalcool.qc.ca/candidature-boursealternalcool-2026, du 6 janvier au 10 février 2026.

« La restauration est un lieu de socialisation incontournable. En valorisant les établissements qui repensent leur offre de boissons, nous souhaitons contribuer à une culture où la diversité des choix est encouragée et où chacune et chacun peut choisir de manière plus lucide », exprime Josée Côté, directrice générale d’Éduc’alcool.

Des acteurs clés pour une offre plus variée 

Les candidatures des établissements participants seront analysées par un jury composé de partenaires reconnus pour leur engagement auprès du milieu de la restauration et des bars :

  • Alambika, joueur incontournable dans le monde de la restauration pour ce qui a trait à la verrerie, aux produits pour concevoir et imaginer des cocktails et des mocktails innovants, et dont la mission est de favoriser l’émergence de nouveaux paradigmes autour de la consommation.
  • L’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, qui, en partenariat avec Éduc’alcool, propose la formation Action Service et sensibilise le personnel et les établissements aux principes du service responsable.
  • L’Association Restauration Québec, qui, par son vaste réseau de membres, contribue à faire connaître la Bourse Alternalcool et à mettre en lumière les initiatives portées par les établissements québécois.

La Bourse Alternalcool sera remise dans le cadre du gala annuel des Lauriers de la gastronomie québécoise, un événement phare de l’industrie de la restauration. Cette année, le gala se tiendra le lundi 4 mai, offrant une belle vitrine pour faire rayonner l’établissement récipiendaire ainsi que la personne porteuse de projet.

D’autres initiatives à faire rayonner 

Éduc’alcool a à cœur de propulser les initiatives qui sont des vecteurs de consommation responsable. En ce sens, l’organisme veut souligner le travail de la Fondation Jean Lapointe qui œuvre dans la même voie et met ainsi fièrement en lumière les établissements qui choisissent de s’associer au volet resto bar du classique Défi 28 jours sans alcoolMD. Les bars et restaurants du Défi s’engagent à offrir des mocktails et verser un montant en don à la cause pour chaque breuvage sans alcool vendu. Leur participation à l’initiative pourra être mise de l’avant dans le dépôt des candidatures de la Bourse Alternalcool. En prenant part à cette campagne, ces bars et restaurants posent une action concrète qui témoigne de leur capacité à s’adapter à l’évolution des besoins de leur clientèle, que ce soit dans le cadre du Défi ou à tout autre moment de l’année.  Il est possible de rejoindre le Défi via le site web du Défi 28 jours sans alcoolMD.

« Nous constatons avec enthousiasme que de plus en plus d’établissements mettent de l’avant des options sans alcool, particulièrement durant les mois de janvier et de février. Ce mouvement témoigne d’un réel changement de culture et démontre que le Défi 28 jours sans alcoolMD contribue à faire évoluer les perceptions autour de la consommation », souligne Ann-Julie Tremblay, directrice générale de la Fondation Jean Lapointe.

À propos d’Éduc’alcool

Depuis plus de 35 ans, Éduc’alcool s’engage à informer et à sensibiliser la population québécoise à l’importance de la consommation responsable d’alcool. L’organisme, indépendant et sans but lucratif, œuvre à mettre en place des programmes éducatifs, de prévention et de sensibilisation qui visent à réduire les risques liés à la consommation d’alcool et à promouvoir des choix éclairés ainsi qu’un mode de vie sain et équilibré. Pour plus d’information : www.educalcool.qc.ca.

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Contact média : 

Sabrina Sévigny 

Conseillère, MERCURE 

(514) 991-4148

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Dans un contexte où les occasions de consommer de l’alcool se multiplient au travail, partys de bureau, 5 à 7, événements corporatifs, Éduc’alcool renforce son action auprès du milieu des affaires afin de soutenir des pratiques plus responsables et mieux adaptées aux réalités actuelles.

L’article de Les Affaires met en lumière cette orientation stratégique, alors qu’Éduc’alcool déploie une approche d’accompagnement destinée aux employeurs et aux organisations. Plutôt que d’imposer des règles, l’organisme invite à amorcer une réflexion collective sur la place de l’alcool lors des rassemblements professionnels, en plaçant le bien-être des personnes au cœur des décisions.

Au centre de cette démarche : le Guide pour un événement rassembleur, responsable et réussi (lien), un outil concret qui outille les organisations à chaque étape de la planification. En combinant ressources éprouvées, conseils pratiques et pistes créatives, comme l’intégration d’options sans alcool attrayantes ou l’aménagement réfléchi des espaces, Éduc’alcool encourage des environnements favorisant des choix éclairés, sans compromis sur le caractère festif des événements.

À travers cette initiative, Éduc’alcool affirme son rôle de partenaire auprès des milieux de travail et contribue à faire évoluer la culture des rassemblements professionnels vers des pratiques plus inclusives, responsables et en phase avec les attentes contemporaines.

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