Compte tenu de notre mission d’éducation et dans un souci de rigueur et de clarté, nous vous proposons ce glossaire où sont définis des termes liés à la consommation d’alcool et où les nuances ont leur importante.

Alcoolisme / Trouble lié à l’usage d’alcool (TUA)

Alcoolisme / Trouble lié à l’usage d’alcool (TUA)

Dépendance à l’égard de l’alcool et ensemble des troubles et des manifestations pathologiques qui résultent de la consommation excessive et régulière de boissons alcoolisées. Les dommages causés par l’alcoolisme peuvent toucher l’individu, son entourage et la société.

L’alcoolisme, qu’il convient d’appeler le trouble lié à l’usage d’alcool (TUA) pour éviter de stigmatiser les personnes qui en souffrent, est une maladie complexe, liée à des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux, nécessitant prévention, thérapie, soutien. Il touche tous les milieux socioéconomiques.

Un buveur excessif boit bien plus que les limites préconisées. Il souffre souvent d’un TUA, mais ce n’est pas toujours le cas.

Le TUA peut être traité par :

  • de l’aide pharmacologique (médicaments)
  • de l’aide psychologique (thérapie)
  • le développement de stratégies saines pour faire face aux obstacles de la vie
  • le développement d’un réseau social soutenant et de loisirs sans alcool

Voir Dépendance

Abstinence

Abstinence

Action de s’interdire certains plaisirs et qui requiert une certaine discipline. Lorsqu’on parle d’abstinence en termes de consommation d’alcool, on parle d’une privation volontaire d’alcool.

Distinctions importantes :

  • La modération est un comportement éloigné de tout excès. Faire preuve de modération, c’est être mesuré, prudent, réservé dans son comportement. L’abstinence n’est pas la modération.
  • Sobriété est synonyme de consommation modérée. Une personne sobre boit de l’alcool avec modération, contrairement à l’abstinent qui n’en boit jamais.

Voir Modération / Voir Sobriété

Contextes de consommation

Contextes de consommation

On peut considérer, aborder ou appréhender la consommation d’alcool différemment, selon le contexte dans lequel on se trouve.

Ainsi, l’appartenance culturelle peut être un facteur pouvant influencer le degré d’acceptation face à la consommation d’alcool de façon générale. De même, la situation sociale peut également nuancer le sens qu’on donne aux idées de consommation modérée ou excessive.

C’est pourquoi les lois et règlements encadrant la vente et la consommation d’alcool varient selon les pays et parfois, d’une région à l’autre. Ainsi, par exemple, la fréquence des barrages policiers sur les routes contribue à réduire la conduite avec les facultés affaiblies.

Enfin, les conditions objectives dans lesquelles tout individu se trouve au moment de boire, par exemple son âge, son état de santé, l’usage de ses facultés ou une vulnérabilité personnelle face à l’alcool, peuvent également influer sur les effets de la consommation.

Dépendance

Dépendance

Dépendance physique : Un consommateur d’alcool développe une dépendance physique (que l’on qualifie aussi d’alcoolisme) lorsqu’il ne peut cesser de consommer de l’alcool sans souffrir de symptômes caractéristiques (malaise généralisé accompagné de tremblements et de sueurs), appelés syndrome de sevrage. Ce syndrome disparaît dès que le sujet boit de l’alcool ou, sinon, il peut s’aggraver et s’accompagner d’hallucinations pouvant aller jusqu’au délire aigu (delirium tremens), associé à une déshydratation.

Dépendance psychique ou psychologique : Comme pour toutes les accoutumances, même en l’absence de dépendance physique, il existe des facteurs psychologiques et sociaux qui attirent les sujets vers les boissons alcoolisées. Par exemple, ne pas pouvoir se passer d’un verre par jour est une dépendance psychologique. Boire crée une sensation de mieux-être qui peut être recherchée pour atténuer les émotions négatives éprouvées face aux difficultés de la vie. Boire pour faire la fête, pour entrer plus facilement en communication avec le monde qui nous entoure et pour ne pas se sentir exclu ou différent fait aussi appel au fonctionnement psychologique de l’individu. L’effet apaisant de l’alcool sur ces craintes d’origine psychologique est un autre élément pouvant créer une dépendance psychologique.

Au Québec, 2,7 % des consommateurs d’alcool en sont dépendants.

Face à la dépendance, la sienne ou celle d’un proche, il existe des organismes d’aide vers lesquels se tourner.

Voir Alcoolisme / Trouble lié à l’usage d’alcool (TUA)

Mocktail / Boisson sans alcool

Mocktail / Boisson sans alcool

Alterner boissons alcoolisées et non alcoolisées (dont de l’eau!) est une bonne façon de pratiquer la modération.

Un mocktail est un cocktail alliant divers ingrédients non alcoolisés tels que des jus de fruits, des sirops, des aromates. Le mocktail est une option festive, intrigante et désaltérante à offrir par exemple lors d’une réception.

Attention à ne pas confondre avec les cocktails à faible teneur en alcool. « Faible teneur en alcool » est une allégation acceptable pour un produit contenant moins de 1,1 % d’alcool par volume.

Sur Alternalcool, on trouve 160 recettes originales de boissons sans alcool, dont quelques recettes de cocktails à faible teneur en alcool.

Modération

Modération

La modération est un comportement éloigné de tout excès. Faire preuve de modération, c’est être mesuré, prudent, réservé dans son comportement. Tempérance et sobriété sont des synonymes de modération.

Distinction importante :

  • L’abstinence n’est pas la modération. Lorsqu’on parle d’abstinence en termes de consommation d’alcool, on parle d’une privation volontaire d’alcool.

Voir Abstinence / Voir Sobriété

Voir Niveaux de consommation à faible risque / Limites recommandées de consommation

Niveaux de consommation à faible risque / Limites recommandées de consommation

Niveaux de consommation à faible risque / Limites recommandées de consommation

Les limites recommandées de consommation d’alcool sont des repères pour boire avec modération. Le buveur qui respecte ces limites a plus de chance d’éviter les risques de problèmes reliés à l’alcool. De même, la consommation modérée et régulière d’alcool est parfois associée à une diminution de risques de certaines maladies.

Les niveaux de consommation à faible risque varient principalement en fonction du sexe :

2 • 3 • 4 • 0

Femmes Hommes
2 Les femmes devraient se limiter à 2 verres par jour et à un maximum de 10 verres par semaine.
3 Afin d’éviter l’intoxication et les complications qui l’accompagnent, les femmes ne devraient pas prendre plus de 3 verres en une même occasion. Les hommes devraient se limiter à 3 verres par jour et à un maximum de 15 verres par semaine.
4 Les hommes qui veulent éviter l’intoxication et les complications qui l’accompagnent ne devraient pas prendre plus de 4 consommations en une même occasion.
0 Il est recommandé aux femmes enceintes et à celles qui cherchent à le devenir de ne pas consommer d’alcool. Les femmes qui allaitent peuvent se permettre de boire modérément à l’occasion (pas plus de deux verres) en laissant s’écouler le temps nécessaire entre la consommation et la tétée; il faut compter de deux à trois heures pour éliminer un verre d’alcool.
0 Afin d’éviter qu’une accoutumance ou qu’une dépendance ne s’installe, il est recommandé que tous ne prennent aucune consommation d’alcool au moins une ou deux journées par semaine.

 

La quantité moyenne d’alcool consommé au cours d’une semaine ne donne pas une image complète des habitudes de consommation d’une personne. En effet, certaines personnes consomment tous les jours, alors que d’autres consomment plus sporadiquement, uniquement les fins de semaine par exemple.

Les effets sur la santé de ces deux modes de consommation sont fort différents même si la quantité totale d’alcool consommée est la même.

Consommer deux verres quotidiennement n’a certainement pas les mêmes effets sur la santé et sur l’entourage que de consommer 14 verres le samedi soir et s’abstenir les six autres jours.

Une consommation abusive épisodique peut être extrêmement dommageable pour la santé, même si la quantité moyenne d’alcool consommé hebdomadairement se situe dans les limites d’une consommation modérée.

Une consommation modérée, régulière et responsable nécessite que les gens limitent autant leur consommation d’alcool par occasion que leur consommation hebdomadaire moyenne.

Ces limites peuvent toutefois varier en fonction des différentes vulnérabilités individuelles.

Voir Vulnérabilités individuelles

Par ailleurs, un calcul juste de la consommation s’établit en fonction du nombre de verres standards de boisson alcoolisée consommée; le verre standard (13,45 gr d’alcool au Canada) varie en fonction du type d’alcool et de la quantité.

Voir Verre Standard

Risque / Risque relatif / Risque absolu

Risque / Risque relatif / Risque absolu

Un risque est un inconvénient, un dommage ou un danger éventuel (plus ou moins probable ou prévisible) auquel on est exposé.

Ainsi, la consommation excessive d’alcool (au-delà des limites recommandées de consommation, c’est-à-dire des niveaux de consommation à faible risque pour la santé) peut entraîner une augmentation du risque relatif encouru pour de nombreuses maladies graves, dont des cancers, c’est-à-dire que la probabilité de développer une telle maladie devient plus grande.

Ici, le risque relatif est une mesure statistique de la probabilité de contracter une maladie quand on est exposé à un facteur comme la consommation d’alcool, par rapport à la probabilité de la contracter quand on n’y est pas exposé (risque absolu).

Autrement dit, pour bien comprendre l’incidence que certains comportements (comme la consommation d’alcool à divers degrés) ont sur la probabilité de développer une maladie, il faut pouvoir comparer les chiffres liés au risque absolu et au risque relatif.

Le risque relatif peut être plus ou moins élevé selon certains facteurs de prédisposition d’un individu.

Pour plus de détails, consultez l’article Alcool et risque de cancer

Sobriété

Sobriété

Sobriété est synonyme de modération. Une personne sobre ne boit pas de façon excessive; elle a une consommation d’alcool modérée, contrairement à l’abstinent qui ne boit jamais.

Voir Abstinence / Voir Modération

Verre standard

Verre standard

Il tient compte du type et du pourcentage d’alcool, ainsi que de la quantité versée.

La notion de verre standard, parfois appelée « unité d’alcool », peut différer d’un pays à l’autre et se mesure en grammes. Au Canada, on considère qu’il y a 13,45 gr d’alcool pur dans un verre standard :

  • Un verre standard de bière à 5 % d’alcool contient 340 ml;
  • Un verre standard de vin à 12 % d’alcool contient 140 ml;
  • Un verre standard de spiritueux à 40 % d’alcool contient 45 ml.

Le Verseur de verre standard est un outil simple à utiliser pour calculer avec exactitude le nombre de consommations prises au cours d’une soirée.

Vulnérabilités individuelles

Vulnérabilités individuelles

Les effets d’une consommation modérée et régulière d’alcool sur la santé varient d’un individu à l’autre. Il n’est pas possible de formuler des recommandations s’appliquant à toute la population sans distinction puisqu’il existe une grande variabilité individuelle quant aux effets de l’alcool.

Pour chacun d’entre nous, la génétique, le sexe, le poids et l’âge sont des variables importantes à prendre en considération afin de consommer avec modération.

Il est inapproprié de consommer de l’alcool dans certaines circonstances, comme lorsque :

  • on prend des médicaments qui interagissent avec l’alcool;
  • on a des problèmes de santé mentale ou physique;
  • on a des problèmes de dépendance à l’alcool;
  • on est affamé, stressé ou fatigué (lorsqu’on a l’estomac vide, l’absorption de l’alcool dans le sang est plus rapide.);
  • on a des décisions importantes à prendre;
  • on pratique des activités physiques dangereuses;
  • on manœuvre un véhicule motorisé, de la machinerie, de l’équipement mécanique ou électrique;
  • on est enceinte ou on tente de le devenir;
  • on est responsable de la sécurité d’autres personnes.

Appelé à évoluer, le glossaire continuera de s’enrichir de nouvelles descriptions qui vous permettront de mieux comprendre le sens des termes utilisés dans nos publications.

Pour en savoir plus, consultez notre section Faits et effets.