Pour beaucoup d’entre nous, la nouvelle année s’accompagne d’intentions de changement. Nous nous questionnons quant à nos habitudes, nos désirs, nos besoins et nous nous fixons des objectifs avec la ferme volonté de faire autrement. 

Avec nos vies stressantes, exigeantes, le changement souhaité nous ramène souvent à notre santé, à l’importance de prendre soin de nous. Prendre par exemple conscience de sa relation à l’alcool. Réfléchir quant au contexte et aux raisons de consommer. 

Chez Éduc’alcool, notre engagement est de vous accompagner afin de vous permettre de faire des choix éclairés compte tenu des effets que votre consommation d’alcool pourrait avoir. 

Les Québécois sont globalement responsables face à l’alcool 

Depuis plus de 30 ans, Éduc’alcool sensibilise et informe les Québécoises et les Québécois sur les impacts de la consommation d’alcool. Nous avons financé ou diffusé de nombreuses publications scientifiques, notamment sur les liens entre l’alcool et le risque de cancer, entre l’alcool et la grossesse ou entre l’alcool et le cœur. 

La présence soutenue d’Éduc’alcool au fil des ans a donné des résultats. Les Québécois ont une relation avec l’alcool marquée par la modération. Ainsi, les Québécois boivent moins que la plupart des Canadiens. 

Selon Statistique Canada, dans sept provinces sur dix, les consommateurs d’alcool achètent davantage de litres d’alcool que les Québécois. Les données indiquent aussi que moins de Québécois conduisent après avoir bu. En 2019, au Canada, environ 204 personnes pour 100 000 habitants avaient vu leur permis de conduire suspendu pour conduite en état d’ébriété ; c’était 149 pour 100 000 au Québec, 443 pour 100 000 en Colombie-Britannique. 

De plus, les Québécois sont davantage conscients des liens entre alcool et cancer. Comme l’indique l’Institut national de santé publique du Québec, 83 % des Québécois savent que consommer de l’alcool peut causer certains cancers. Ailleurs au Canada et en Amérique du Nord, environ une personne sur trois connaît cette relation. Bien sûr, Éduc’alcool ne s’arroge pas tous ces bons coups, mais y a certainement contribué. 

Un produit pas comme les autres 

Éduc’alcool ne détermine pas les normes de consommation à faible risque. Toutefois, ces normes nous guident dans l’élaboration de nos messages et sont intégrées à nos campagnes. 

Au cours de l’année 2022, le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances a présenté un projet d’actualisation des normes. Éduc’alcool a salué certaines propositions comme l’inscription sur chaque bouteille ou cannette du nombre standard de consommations qu’elle contient en fonction du taux d’alcool. 

Puis, nous avons demandé des précisions sur les bases scientifiques des nouvelles normes et fait état, entre autres, de l’importance que les recommandations soient présentées sur une base quotidienne plutôt qu’hebdomadaire. Le processus se poursuit. 

C’est dans cette perspective qu’Éduc’alcool sera amené dans les mois à venir à reformuler certains messages de prévention et de sensibilisation. Notre réflexion touche déjà certaines préoccupations. 

On note, par exemple, que de 25 % à 30 % des adultes québécois boivent plus que modérément ; beaucoup boivent par habitude, sans se poser de questions sur les raisons ou les circonstances qui les portent à boire. 

Éduc’alcool entend continuer de recentrer son message afin d’aider les Québécois, notamment les jeunes, à prendre conscience de leur relation à l’alcool, dans une optique pédagogique, bienveillante et de santé globale. 

Éduc’alcool est unique au Canada. Notre organisation ne reçoit aucuns fonds publics ; 100 % du financement provient de l’industrie ou de la vente d’alcool selon un modèle innovant d’autorégulation. Et 85 % de notre financement est directement consacré à des initiatives de prévention et d’éducation. 

Nous poursuivrons en 2023 notre mission d’informer, d’outiller et de sensibiliser les Québécois en matière de consommation d’alcool avec des messages actualisés, guidés par la science et basés sur la responsabilité individuelle et collective face à un produit pas comme les autres. 

Geneviève Desautels  
Directrice générale d’Éduc’alcool 

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