Foire aux questions | Alcool et santé
FAVORIFavoriDans cette page, retrouvez des réponses à un ensemble de questions fréquemment posées autour du sujet de l’alcool et la santé.
L’alcool peut avoir des effets à court et à long terme sur la santé. À court terme, il peut entraîner une intoxication aiguë et/ou augmenter les risques de blessures, de chutes, d’accidents, de conduite avec les facultés affaiblies, de conflits, de violence et de décisions regrettées. Pour en savoir plus sur les signes d’une intoxication grave et les gestes à poser, consultez la section « Qu’est-ce qu’un coma éthylique et quels en sont les risques? ». Pour les risques liés à la conduite, consultez aussi la section « Pourquoi ne faut-il pas se fier à son impression pour évaluer son alcoolémie? ».
À long terme, de nombreuses études scientifiques associent la consommation d’alcool à plus de 200 maladies, blessures et problèmes de santé selon l’Organisation mondiale de la santé, notamment les maladies cardiovasculaires, les maladies du foie et du pancréas ainsi que certains problèmes de santé mentale. De plus, la consommation de boissons alcoolisées accroît le risque de développer certains cancers, notamment ceux du sein, du côlon, du rectum, de la bouche, de la gorge, de l’œsophage et du foie.
Comprendre ces risques vous permet de faire des choix éclairés pour votre santé et votre bien-être.
Pour aller plus loin, consultez les articles d’Éduc’alcool, la page Effets sur la santé de l’alcool de l’Institut national de santé publique du Québec, les ressources de l’Association pour la santé publique du Québec et la page Alcool du Gouvernement du Québec.
Oui. Les connaissances actuelles montrent que les risques liés à l’alcool se situent sur un continuum. Réduire la quantité consommée par semaine et par occasion peut donc contribuer à diminuer les risques pour la santé, même sans arrêter complètement.
À noter que réduire sa consommation ne suffit pas dans toutes les situations. Pendant la grossesse, lors de la prise de certains médicaments, en présence de certains problèmes de santé ou d’un trouble lié à l’usage de l’alcool, l’arrêt complet est recommandé.
Attention : chez une personne qui boit beaucoup et tous les jours, réduire fortement sa consommation ou cesser brusquement peut provoquer un sevrage dangereux, notamment des convulsions dans les cas graves. Il est donc préférable d’en parler à une professionnelle ou à un professionnel de la santé avant d’entreprendre une telle démarche.
Consultez la section Ressources pour trouver l’organisme qui pourra répondre à vos besoins.
Oui. Les connaissances scientifiques associent la consommation d’alcool à une augmentation du risque de plusieurs cancers, dont au moins sept sont reconnus par plusieurs autorités de santé publique : ceux du sein, de l’œsophage, de la bouche, du pharynx, du larynx, du foie, du côlon et du rectum. Le risque augmente même avec une faible consommation.
L’usage simultané d’alcool et de tabac multiplie de façon importante les risques de cancers de la bouche et de la gorge.
Le risque augmente avec la quantité consommée. Réduire sa consommation est donc un geste concret de prévention.
Pour aller plus loin, consultez la page Effets sur la santé de l’alcool de l’Institut national de santé publique du Québec, la page Alcool et risque de cancer de la Société canadienne du cancer et les repères canadiens du Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances.
Oui. L’alcool peut aider à s’endormir plus vite, mais il perturbe le sommeil pendant la seconde moitié de la nuit. Le sommeil devient plus léger, les réveils sont plus fréquents et le sommeil paradoxal est réduit. L’alcool peut aussi aggraver le ronflement et l’apnée du sommeil. Résultat : on se sent souvent plus fatigué le lendemain.
Réduire la quantité consommée et éviter de boire dans les heures qui précèdent le coucher peut aider à mieux dormir. L’alcool n’est pas une bonne solution pour trouver le sommeil : avec l’habitude, son effet sur l’endormissement diminue, mais les perturbations demeurent. Si les difficultés persistent, parlez-en à un professionnel de la santé.
Pour aller plus loin, consultez les articles d’Éduc’alcool, la page Effets sur la santé de l’alcool de l’Institut national de santé publique du Québec et les ressources de l’Association pour la santé publique du Québec sur la prévention et les habitudes de vie.
Il vaut mieux éviter complètement l’alcool pendant la grossesse ou lorsqu’on prévoit le devenir, ainsi que pendant l’allaitement; lorsqu’on n’a pas l’âge légal pour boire; lorsqu’on doit conduire, utiliser de la machinerie, prendre soin d’une autre personne ou pratiquer une activité qui exige de la vigilance et de la coordination, comme la baignade, la navigation, la motoneige, le VTT ou le travail en hauteur; lorsqu’on prend certains médicaments; lorsqu’on vit avec un problème de santé; ou lorsqu’on traverse une période d’anxiété ou de stress où l’alcool risque d’aggraver la situation.
Dans ces contextes, réduire sa consommation ne suffit pas : ne pas boire est l’option la plus sécuritaire.
Besoin de soutien? Si vous avez de la difficulté à contrôler votre consommation, vous n’êtes pas la seule personne dans cette situation. Parlez-en à une professionnelle ou à un professionnel de la santé, ou consultez les ressources d’aide d’Éduc’alcool. Si vous buvez beaucoup et tous les jours, n’arrêtez pas brusquement sans avis médical : le sevrage peut être dangereux.
Pour aller plus loin, consultez la page Limiter les risques de la consommation d’alcool du Gouvernement du Québec et les repères canadiens du Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances.
Il faut être prudent : dans certains cas, il vaut mieux ne pas boire. L’alcool peut interagir avec certains médicaments, en modifier les effets ou augmenter le risque d’effets indésirables. Les médicaments en vente libre et les produits de santé naturels peuvent aussi interagir avec l’alcool. Lisez systématiquement l’étiquette au début de tout nouveau traitement. La réponse dépend du médicament ou de la substance, de la dose, de l’état de santé et du contexte de consommation; il est donc préférable de vérifier auprès d’une pharmacienne, d’un pharmacien ou d’un membre de votre équipe de soins avant de boire.
Pour aller plus loin, consultez les renseignements de l’Institut national de santé publique du Québec sur les effets de l’alcool sur la santé et la page Alcool du Gouvernement du Québec.
Oui. Combiner l’alcool avec d’autres substances peut rendre les effets plus intenses ou plus difficiles à prévoir, ce qui augmente les risques d’intoxication, de malaise, d’accident, de perte de contrôle ou de surdose.
L’amplification des effets peut survenir lorsque l’alcool est combiné à des dépresseurs ou au cannabis. Dans le cas du cannabis, les facultés sont davantage altérées qu’avec chaque substance consommée séparément, notamment pour la conduite; les nausées et les malaises sont aussi plus fréquents.
Le masquage des effets peut survenir lorsque l’alcool est combiné à des stimulants, comme les boissons énergisantes ou la cocaïne. La personne peut se sentir moins intoxiquée qu’elle ne l’est réellement, ce qui peut l’inciter à boire davantage.
Une réaction particulière peut se produire lorsque l’alcool est combiné à la cocaïne. Lorsque ces deux substances sont consommées ensemble, l’organisme produit du cocaéthylène, une substance qui demeure plus longtemps dans le corps que la cocaïne seule. Cette combinaison est associée à un risque accru pour le cœur.
Mélanger des substances ne permet pas d’annuler leurs effets : au contraire, les réactions peuvent devenir plus imprévisibles selon la personne, la quantité consommée, le rythme de consommation et le contexte.
En cas de doute et pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter la page Alcool et autres drogues : mélange à éviter du Gouvernement du Québec, la page Substances psychoactives de l’Institut national de santé publique du Québec, le guide Le Blender de l’Association québécoise pour la promotion de la santé des personnes utilisatrices de drogues et les ressources de réduction des méfaits du Groupe de recherche et d’intervention psychosociale.
Pendant la grossesse, ou si vous prévoyez le devenir, l’option la plus prudente est de ne pas boire d’alcool. Aucune quantité d’alcool ni aucun moment de la grossesse ne sont considérés comme sécuritaires pour le développement du bébé. Si vous avez bu avant de savoir que vous étiez enceinte, parlez-en à votre équipe de soins si vous êtes inquiète.
Pendant l’allaitement, l’alcool passe dans le lait. Ne pas boire est donc l’option la plus sûre. Si vous choisissez de boire à l’occasion, allaitez avant de consommer et attendez avant la tétée suivante. Tirer son lait et le jeter n’accélère pas l’élimination de l’alcool. Votre équipe de soins peut vous conseiller sur le délai à respecter.
Pour aller plus loin, consultez la page La grossesse et l’alcool d’Éduc’alcool, la page Consommation durant la grossesse et l’allaitement du Gouvernement du Québec et la page Alcool pendant la grossesse de Mieux vivre, INSPQ.
Oui, cela peut l’être. L’alcool peut sembler soulager le stress ou les émotions difficiles sur le moment, mais cet effet est de courte durée. Quand il se dissipe, l’anxiété peut revenir plus forte, souvent le lendemain. L’alcool peut aussi aggraver les symptômes dépressifs et nuire au sommeil. Il peut également interagir avec certains médicaments, comme les antidépresseurs ou les anxiolytiques.
Boire pour gérer ses émotions est un signal d’alerte. Cela augmente aussi le risque que la consommation devienne problématique. Si vous traversez une période difficile, parlez-en à une personne de confiance ou à un professionnel de la santé.
Pour aller plus loin, consultez la page Troubles anxieux du Gouvernement du Québec, les informations de l’Institut national de santé publique du Québec sur l’alcool et les ressources de la Maison Jean Lapointe.
Si vous avez des idées suicidaires, appelez le 1 866 APPELLE (1 866 277-3553) ou le 9-8-8, en tout temps.