Dans cette page, retrouvez des réponses à un ensemble de questions fréquemment posées autour du sujet « Comment suivre sa consommation ».

Il n’existe pas de quantité d’alcool entièrement sans risque pour la santé. Le risque augmente de façon continue avec la quantité consommée. Le plus prudent est donc de boire moins, moins souvent. Les jours où une personne choisit de boire, limiter sa consommation, tant en quantité qu’en fréquence, permet de réduire les risques liés à l’intoxication, aux accidents ou aux blessures. Il est plus prudent de ne pas boire du tout avant de conduire, pendant la grossesse, lors de la prise de certains médicaments ou lorsqu’un problème de santé le justifie. 

Suivez le rythme et estimez votre alcoolémie avec le Calcoolateur. 

Pour aller plus loin, consultez le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances et la page Alcool de l’Institut national de santé publique du Québec. 

En moyenne, le corps élimine environ 0,1 g d’alcool par kilogramme de poids corporel par heure, soit environ 7 g pour une personne de 70 kg, ce qui correspond à environ un demi-verre standard canadien par heure. 

Mais ce rythme peut varier d’une personne à l’autre selon les facteurs individuels (poids, génétique, état du foie, alimentation, habitudes de consommation). 

Seul le temps permet de réduire l’alcoolémie : boire de l’eau aide à prévenir la déshydratation; prendre un café ou une douche froide peut vous aider à rester éveillé ou à vous rafraîchir, mais ne diminue pas la quantité d’alcool dans votre sang. 

À essayer : le Calcoolateur d’Éduc’alcool permet de visualiser l’évolution estimée de l’alcoolémie dans le temps. 

Plusieurs facteurs influencent la quantité d’alcool qui se retrouve dans le sang: la vitesse de consommation, le fait d’avoir mangé ou non, la composition corporelle (proportion d’eau dans le corps, liée notamment au sexe, au poids et à l’âge), la génétique et l’état du foie.  

D’autres facteurs modifient la réaction de l’organisme à une même alcoolémie : la tolérance acquise, l’âge, la fatigue, la prise de médicaments ou d’autres substances, et certains problèmes de santé, dont les problèmes de santé mentale. Enfin, les circonstances (conduite, activités physiques, baignade, etc.) déterminent le niveau de risque. 

C’est pourquoi il n’est pas possible de formuler des recommandations s’appliquant en tout temps et à toute la population sans distinction.

La notion de verre standard, parfois appelée « unité d’alcool », peut différer d’un pays à l’autre. Elle tient compte du type de boisson, de son pourcentage d’alcool et de la quantité versée. Au Canada, un verre standard contient 13,45 g d’alcool pur : 

  • une bière à 5 % de 340 ml (12 oz);
  • un vin à 12 % de 140 ml (5 oz);
  • un spiritueux à 40 % de 45 ml (1,5 oz);
  • un porto ou un vin fortifié à 20 % de 85 ml (3 oz). 

Le Verseur de verre standard est un outil simple à utiliser pour visualiser concrètement ces équivalences. 

La quantité d’alcool dans un verre dépend à la fois de son volume et de son pourcentage d’alcool. Un verre contient plus qu’un verre standard lorsque la combinaison des deux dépasse 13,45 g d’alcool pur (environ 17 ml).  

Le Verseur de verre standard d’Éduc’alcool aide à comparer les boissons et à comprendre pourquoi deux verres de même apparence peuvent contenir des quantités d’alcool différentes.  

Le Verseur de verre standard est un outil simple à utiliser pour visualiser concrètement ces équivalences. 

La quantité d’alcool réellement consommée dépend surtout de la quantité versée et du pourcentage d’alcool et non seulement du nombre de verres ou de contenants. Utilisez le Calcoolateur et le Verseur de verre standard pour mieux garder le compte de la quantité d’alcool qui a été bue. 

Selon l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), ces mentions désignent des boissons dont la teneur en alcool se situe sous les seuils suivants : 

  • Sans alcool : moins de 0,05 % d’alcool; 
  • Désalcoolisée : moins de 0,5 % d’alcool; 
  • À faible teneur en alcool : moins de 1,1 % d’alcool. 

Compter ses verres aide à mieux gérer sa consommation en rendant plus concrète la quantité réelle d’alcool consommée, que l’on a souvent tendance à sous-estimer. Savoir où l’on en est permet de respecter plus facilement la limite fixée à l’avance, de décider du bon moment pour passer à une boisson sans alcool et de faire des choix plus sécuritaires, par exemple en décidant de ne pas prendre le volant. Pour que ce suivi soit réaliste, il est important de compter les verres standards, et non seulement le nombre de verres servis. 

Pour en savoir plus, consultez Compter ses verres. 

Les effets de l’alcool varient selon la quantité consommée, le rythme de consommation, les caractéristiques physiologiques et l’état de la personne. 

À long terme, les risques pour la santé, notamment les maladies du foie et certains cancers, dépendent surtout de la quantité totale d’alcool consommée et de la fréquence de consommation au fil du temps.  

Deux catégories de facteurs permettent de mieux comprendre les effets immédiats de l’alcool : 

  • Les facteurs qui influencent l’alcoolémie : 

La quantité d’alcool consommée et la vitesse à laquelle elle est bue ont une influence directe sur l’alcoolémie. Manger avant ou pendant la consommation ralentit l’absorption de l’alcool, sans réduire la quantité totale absorbée.  

La génétique et la quantité d’eau présente dans le corps jouent aussi un rôle : moins le corps contient d’eau, plus l’alcool y est concentré. La proportion d’eau corporelle varie notamment selon l’âge, le sexe biologique et la composition corporelle; le poids, à lui seul, ne permet donc pas de prévoir l’alcoolémie. 

  • Les facteurs qui modifient la réaction de l’organisme à une même alcoolémie : 

À alcoolémie égale, les effets ressentis et l’altération des facultés peuvent différer selon la tolérance acquise, la fatigue, l’état de santé physique ou mentale, la prise de médicaments et la consommation d’autres substances. Une personne qui a développé une tolérance peut ressentir moins fortement certains effets, sans que son alcoolémie soit plus faible ni que ses facultés soient intactes. C’est pourquoi deux personnes ayant la même alcoolémie ne réagissent pas nécessairement de la même façon.  

Ressentir moins fortement les effets de l’alcool ne signifie pas que l’alcoolémie est plus faible ni que les facultés sont intactes. 

Sources : Alcool, Gouvernement du Québec; Alcool, INSPQ. 

Manger, avant ou pendant la consommation, des aliments contenant des protéines, des glucides ou des matières grasses peut ralentir le passage de l’alcool dans le sang. L’estomac absorbe environ 20 % de l’alcool, tandis que les 80 % restants sont absorbés très rapidement dans l’intestin grêle. La présence d’aliments, particulièrement de matières grasses et de protéines, retarde l’arrivée massive de l’alcool dans l’intestin. 

L’alcool est alors absorbé plus graduellement, ce qui peut retarder ou atténuer certains effets ressentis. Cela ne réduit toutefois ni la quantité totale d’alcool consommée ni les risques associés : plutôt que d’entraîner une hausse rapide de l’alcoolémie, comme lors d’une consommation à jeun, l’absorption se fait à un rythme plus régulier et la courbe d’alcoolémie s’étale dans le temps. 

l ne faut pas se fier uniquement à son impression, car la tolérance perçue ne reflète pas toujours la quantité d’alcool présente dans le sang. La coordination, l’attention, le jugement et le temps de réaction peuvent être altérés avant même qu’une personne se sente en état d’ébriété.  

Même avec une alcoolémie inférieure à 80 mg par 100 ml de sang, une personne peut avoir des facultés affaiblies et en être accusée. Le risque d’accident augmente dès les premiers verres, bien avant cette limite : la personne met alors sa vie et celle des autres en danger. 

Consultez Conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool, INSPQ et Alcool au volant : ce que dit la loi, SAAQ. 

Le coma éthylique est une urgence médicale liée à une intoxication aiguë grave à l’alcool. Il survient lorsque l’alcool ralentit fortement le fonctionnement du cerveau et du corps, au point d’altérer l’état de conscience et de compromettre certaines fonctions vitales, comme la respiration, la température corporelle ou les réflexes qui empêchent de s’étouffer, comme la toux et la déglutition. Une personne inconsciente peut ainsi s’étouffer avec ses vomissements ou avoir les voies respiratoires obstruées par sa langue. Les risques sont sérieux : étouffement en cas de vomissements, arrêt respiratoire, hypothermie, hypoglycémie, troubles du rythme cardiaque, blessures liées à une chute, coma prolongé ou décès. 

Une personne consciente qui vomit n’a pas nécessairement besoin des services d’urgence. Les signes d’alerte peuvent comprendre une perte de conscience, une somnolence extrême ou une difficulté à se réveiller, une respiration lente, irrégulière ou entrecoupée de pauses, des convulsions, des vomissements accompagnés d’une baisse de vigilance, une peau froide, moite, pâle ou bleutée, ou encore une température corporelle anormalement basse.  

À titre de repère, une fréquence de moins de huit respirations par minute ou des pauses respiratoires d’environ dix secondes ou plus doivent être prises très au sérieux. En présence de ces symptômes, il vaut mieux appeler le 911. En attendant les secours, il faut rester avec la personne, la placer en position latérale de sécurité si elle est somnolente ou inconsciente, surveiller sa respiration et la garder au chaud. Il ne faut pas lui donner à boire ou à manger, lui donner du café, la faire vomir ni la laisser seule pour « dormir jusqu’à ce que ça passe ». 

Attention : l’alcoolémie peut continuer d’augmenter même après que la personne a cessé de boire ou a perdu conscience, parce que l’alcool présent dans l’estomac et l’intestin continue d’être absorbé. La situation peut donc s’aggraver rapidement, même si la personne semble simplement « dormir ». 

Consultez Problèmes liés à la consommation d’alcool ou d’autres drogues, Gouvernement du Québec; Intoxication à l’alcool : Est-ce que ça va?, Agence de la santé publique du Canada

L’article 1471 du Code civil du Québec protège la personne qui porte secours à autrui de façon désintéressée : elle est généralement exonérée de responsabilité pour les préjudices pouvant résulter de son intervention. Cette protection ne s’applique toutefois pas si le préjudice découle d’une faute intentionnelle ou d’une faute lourde. Il faut donc intervenir de bonne foi, avec prudence et dans les limites de ses compétences, tout en appelant rapidement les services d’urgence lorsque la situation l’exige. 

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